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www.albasrah.net
 

A L – MOQAWAMA – AN V

 

 

n°81

  1 janvier 2008

 

 

 

 

VOYAGE AU CŒUR DE LA RESISTANCE

par Gilles Munier

(Afrique Asie – janvier 2008)

 

 

DE LA LEGIMITE DE LA RESISTANCE

L’invasion de l’Irak était illégale au regard du droit international. Les Etats-Unis et leurs alliés – en tant que puissances occupantes - n’avaient le droit ni d’organiser des élections, ni de promulguer une nouvelle constitution, ni de favoriser le sectarisme et la partition. Les conventions de La Haye, de 1907 et de Genève de 1949, sont très claires à ce sujet.

 

La légitimité de la résistance irakienne s’appuie sur la Charte de Nations unies et de nombreux textes fondamentaux. Selon la déclaration de Genève sur le terrorisme de 1987, le peuple irakien a le droit de lutter contre l'occupation étrangère et son combat ne peut être confondu avec des  actes de terrorisme international.

 

La résistance irakienne veut être reconnue comme la continuité de l’Etat irakien. Si elle l’emporte, ceux qui ont collaboré avec l’occupant peuvent être arrêtés, jugés. Des plaintes pour crimes de guerre et contre l’humanité seront déposées contre les dirigeants de la coalition. L’Etat irakien pourrait alors réclamer des compensations pour les destructions et les victimes de guerre. Les contrats signés sous l’occupation – notamment dans le secteur pétrolier – seraient considérés comme illégaux, avec pour conséquence le remboursement des sommes perçues par les sociétés étrangères.

 

 

 

 

Dresser un tableau exhaustif de la résistance armée tient de la gageure car elle regroupe des organisations qui n’existent parfois que le temps d’une revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent. On peut les classer par appartenance idéologique, quand elles ne la camouflent pas. Dans ce cas, elles sont baasistes, nationalistes arabes - baasistes dissidents, nassériens, aréfistes -, proches des Frères musulmans, panislamistes, ou communistes du PC-cadres. Mieux vaut se garder de les étiqueter trop vite, leur couleur changeant parfois au gré de recrutements et d’évènements. En revanche, ce qui est certain, c’est que le gros des combattants n’a aucune filiation politique précise, n’est motivé que par la lutte de libération, et que le nombre des djihadistes étrangers - monté en épingle par les Américains - n’est pas déterminant. Il représente, au plus,  5% des moudjahidin.

 

 

« Petits groupes »

Dans les mois qui suivirent la chute de Bagdad, une quarantaine d’organisations a revendiqué des actions armées, parmi lesquelles : le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak, le Front national pour la libération de l’Irak, la Brigade Farouk, les Organes politiques des médias du parti Baas, Eveil et Guerre sainte, Al Ansar, la Bannière noire, les Cellules du Djihad, l’Armée de libération irakienne, les Combattants de la Secte victorieuse, les Moudjahidin, la Brigade verte, l’Armée de Muhammad, les Drapeaux Blancs, Saraya al-Moudjahidin, le Mouvement Tête de Serpent, le Retour …etc…Les services de renseignement américains étaient incapables de suivre leurs activités autrement qu’en comptabilisant les attentats et les victimes.

 

Donald Rumsfeld a bien évidement refusé de parler de résistance. Il ne reconnaissait l’existence que de « petits groupes » d’attaquants baasistes, de Feddayin de Saddam ou de formations loyalistes décrites par Paul Wolfowitz comme les « derniers vestiges d’une cause agonisante ». L’armée US, disait-il, « avait la sympathie de la population, pas les éléments survivants du régime baasiste »… Mais fin 2003, quand le nombre des attaques dépassa officiellement la trentaine par jour, Rumsfeld dû avouer que la guerre serait « longue, dure, difficile, compliquée ».

 

La résistance irakienne n’a pas été créée par des intellectuels romantiques, mais par l’élite des Moukhabarat (services secrets) et de l’armée. Cela leur a permis de mettre la CIA en échec quand elle a propulsé Abou Moussab Al-Zarqaoui sur le devant de la scène. Quand les Américains se sont aperçu que les Irakiens rendaient les Forces spéciale US responsables des attentats sauvages et des décapitations filmées,  Zarqaoui a été éliminé.

 

En cinq ans, les Américains n’ont pu percer ni la stratégie, ni démanteler les principales organisations de la résistance. Ils ont tué des centaines de milliers d’Irakiens  (un sondage effectué par l’ORB, un institut de sondage qui a pour client l’OTAN estime à plus de 1 200 000 le nombre des victimes de la guerre), ils détiennent officiellement aux camps Bucca et Cropper plus de 26 000 prisonniers politiques - dont 950 enfants – sans réduction conséquente du soutien apporté aux Moudjahidin. Muwafaq Al-Rubaï, directeur du Conseil de sécurité irakien expliquait sérieusement que Saddam Hussein avait « inoculé un virus incurable » dans l’esprit des Irakiens qui les empêchait d’accepter l’occupation et le gouvernement actuel.

 

 

Supplétifs tribaux

S’inspirant des méthodes expérimentées par les colonels Trinquier et Lacheroy pendant la guerre d’Algérie, le Général Petraeus - commandant en chef des forces de la coalition - a créé des corps de supplétifs tribaux pour lutter contre Al-Qaïda. Le plus connu est celui d’Al-Anbar commandé jusqu’à son assassinat, le 14 septembre 2007, par le Cheikh Abou Risha, arrêté sous Saddam Hussein pour banditisme sur l’autoroute Bagdad-Amman ! Dans les villes sont nés les « Groupes de citoyens locaux concernés ». Ils auraient dépassé les 70 000 membres, au point d’effrayer Nouri Al Maliki qui sait bien que la majorité d’entre eux l’accuse d’être un agent iranien. Pire pour lui et les Brigades Badr, une pétition signée par 300 000 chiites, parmi lesquels 14 chefs religieux et 600 chefs de tribu, réclame une commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis en Irak par les Iraniens et leurs agents.

 

A chaque changement de stratégie américaine, la résistance s’adapte. Des branches des Brigades de la Révolution de 1920 et de l’Armée islamique en Irak ont infiltré les supplétifs, tandis que d’autres s’emploient à éliminer ceux trop liés aux Etats-Unis. On en est arrivé au point où l’armée américaine laisse des groupes de résistance s’emparer de quartiers sans interférer dans les combats. Au poker menteur, Petraeus est perdant d’avance.

 

 

Fronts de libération prépositionnés

L’étape la plus importante franchie ces derniers mois a été la création de fronts de libération prépositionné dans la perspective d’un retrait conséquent des troupes d’occupation. Ils sont quatre d’inégale importance et plus ou moins unis :

 

§          L’Etat islamique d’Irak, fondé le 15 octobre 2006 sur la base d’un serment prononcé en trempant ses doigts dans une coupe remplie de parfum, une pratique appelée Hilf Al-Moutaîyabin, d’origine pré islamique avalisée par le Prophète Muhammad. Il comprend  7 organisations dont Al Qaïda en Irak, mais n’a rien à voir avec ben Laden. Son chef, Abou Omar Al-Bagdadi, propose de faire de l’Irak un Etat régi par la Charia et de rétablir le califat.

 

§          Le Front du Djihad et du Changement avec 8 organisations dont les Brigades de la Révolution de 1920. Créé le 7 septembre 2007, il se veut indépendant de tout parti politique, prône l’unification de la résistance et le recours à la Charia pour régler les différents politiques, parfois sanglants.

 

§          Le Haut commandement du Djihad et de la Libération, constitué le 2 octobre 2007, sous la présidence d’Izzat Ibrahim Al Douri - chef du Baas clandestin - regroupe 22 organisations. Ses membres sont issus des diverses composantes ethniques et religieuses du pays, baasistes ou non. Il propose la formation d’une assemblée consultative qui nommera un gouvernement transitoire. Des élections législatives permettront ensuite aux Irakiens de choisir librement leurs représentants.

§          Dernier né : le Conseil politique de la Résistance Irakienne composé, en octobre 2007, du Front pour le Jihad et la Réforme - qui comprenait Ansar Al Sunna, l’Armée islamique en Irak, et l’Armée des moudjahidine -, du Front pour la Résistance Islamique en Irak, et du mouvement Hamas – Irak. Il veut un Irak gouverné par des technocrates non sectaires.

 

Les fronts sont d’accord sur l’essentiel : le départ des Américains, des Iraniens et de leurs alliés. L’Etat islamique d’Irak mis à part, ce qui les divise depuis l’exécution de Saddam Hussein, tient plus à des ambitions personnelles qu’à leur vision de l’avenir de l’Irak. Les excès sectaires d’Al Qaïda en Irak, à l’origine du basculement de chefs de tribu dans l’orbite américaine,  en ont fait la cible des organisations nationalistes et islamiques qui exècrent le wahhabisme.

 

La constitution attendue d’un « Conseil national de la résistance » n’est pas encore à l’ordre du jour. Qui le reconnaîtrait ? Certains pays arabes aident la résistance, mais cela ne va pas très loin. Hareth Al-Dari – chef du Comité des oulémas musulmans - est réfugié en Jordanie. Damas demeure un lieu de passage privilégié. Izzat Ibrahim aurait été aperçu au Yémen, en Arabie et au Caire.

 

Quel que soit le scénario choisi par George Bush, Nouri Al-Maliki et ses alliés ont des soucis à se faire. Comme le disait dernièrement un dirigeant de l’Armée islamique en Irak : « L’Irak est doublement occupé. Quand nous en aurons fini avec Al Qaïda et les Américains, nous nous occuperons des Iraniens et de leurs laquais ».

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CE QUE LA RESISTANCE DOIT A SADDAM HUSSEIN

 

 

Al - Moqawama : Le communiqué n°1

Le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak (CRLI) a publié son premier communiqué militaire le 29 avril 2003. Ses rédacteurs, parmi lesquels - dit-on - le Président Saddam Hussein, y faisaient état – pour les 12 jours précédents - de combats et d’opérations suicides. Bilan : à Bassora, 2 soldats britanniques tués, un char détruit, 7 blessés. A Bagdad : un Gi’s tué, 87 blessés, 4 chars et 3 véhicules militaires détruits. Un hommage était rendu au martyr Khalil Omar, mort dans une opération suicide.

 

Le peuple irakien, concluait le CLRI, n’acceptera jamais de gouvernements de collaborateurs. Il combattra jusqu’à la victoire pour « un Irak libre, arabe, musulman, unifié et démocratique ».

 

 

 

La résistance irakienne – Al- Moqawama al iraqiya - est née officiellement le 19 mars 2003 à 21h37, avec la salve de Tomawaks visant personnellement Saddam Hussein, mais elle est  - selon Scott Ritter, ancien patron des inspecteurs de l’ONU, et quelques observateurs attentifs - « le résultat de plusieurs années de préparation ».

 

En avril 1997, Ritter a vu des élèves du Centre de formation des services de renseignements irakiens apprendre à fabriquer des IED et des voitures piégées. Avant l’invasion, les forces de sécurité, dit-il, se sont « fondues dans la population ». Rafi Tolfah, adjoint actuel d’Izzat Ibrahim Al-Douri, dirigeait le Directoire de la Sécurité générale qui avait  «  totalement infiltré la société irakienne ». Il sait, maintenant, sur qui la résistance peut compter. Sur ordre de Saddam Hussein, Taher Jalil Habbush, chef des service secrets  irakiens -  sa tête vaut aujourd’hui 1 million de $ - a « renvoyé ses hommes parmi la population » pour que les troupes d’occupation ne les détectent pas. Le général Sayf Al-Rawi a fait de même en démobilisant « secrètement des unités de la Garde Républicaine ».

 

Autre témoignage, celui d’Ali Ballout, journaliste libanais qui affirme qu’en 2002 le Président irakien a adressé une circulaire aux dirigeants baasistes disant que les Américains pouvaient attaquer « à tout moment », que l’Irak serait « vaincu militairement », mais que « des tactiques de résistance » rétabliraient le rapport de force. Des unités étaient formées aux techniques de guérilla, leur encadrement rajeuni. Plusieurs centaines de milliers d’AK-47 seront distribués à la population,  des armes de tous calibres, des explosifs et des dollars camouflés un peu partout. 

 

 

Fleurs et bonbons

Saddam Hussein concevait la résistance comme un front patriotique réunissant nationalistes et islamistes. Prenant exemple sur le Prophète Muhammad à Médine, il répartit les futurs combattants en en trois corps :

§          les Moudjahidine (Résistants), comprenant des patriotes irakiens et plus de 5000 volontaires venus d’Afghanistan, de Tchétchénie et de divers pays musulmans ;

§          les Ansar (Partisans), des baasistes sélectionnés dans les années précédant l’invasion qui avaient gardé leur adhésion secrète ;

§          les Muhajirun (Emigrants) regroupant des responsables baasistes connus pour leurs compétences dans les domaines militaires et techniques.

 

L’Etat-major américain, qui s’apprêtait à attaquer à Oum Qasr le 21 mars, croyait que les Marines pulvériseraient les défenses irakiennes autour de Bassora en 24 heures, et que les partis chiites pro-iraniens soulèveraient la population contre le régime. Kanan Makiya - auteur d’un brûlot anti-baasiste – avait assuré à George Bush, le 10 janvier 2003, que les GI’s seraient accueillis avec « des bonbons et des fleurs » ! C’était compter sans les Feddayin, l’Armée de Jérusalem et l’Armée du Peuple - la milice baasiste - qui avaient ordre de harceler les envahisseurs. Résultat : les troupes US mirent 3 semaines pour arriver à Bagdad, ne progressant qu’au prix de durs combats.

 

 

Comme au Vietnam

La prise de Nassiriya devait être « une affaire de 6 heures ». Les Marines mirent 5 jours. Le Colonel  Kemper a comparé l’acuité des combats à ceux de Hué au Vietnam. Le 26 mars, les Britanniques piétinaient toujours devant Bassora où le Major Lambert, du Royal Scots Dragoon Guards, avouait que « les difficultés rencontrées… étaient dues à des renégats irakiens sans uniforme qui ne jouaient pas le jeu ». Le 29 mars eut lieu le premier attentat suicide près de Kifl, au nord de Nadjaf. Le kamikaze, Ali Jaafar Al-Noamani, était lieutenant-colonel des Feddayin. « Ce n’est qu’un début », prévint le Vice-président Ramadan, « nous utiliserons tous les moyens pour tuer nos ennemis sur notre terre».

 

L’armée américaine craignait que la bataille de Bagdad s’éternise. Le lendemain la ville est tombée, sans reddition massive ni capitulation.. Que s’est-il passé ? Quatre ans plus tard, le Général Hazem Al-Rawi a accusé les Etats-Unis d’avoir utilisé des bombes à neutron lors de l’assaut donné à l’aéroport. Plus de 2000 combattants irakiens y ont été tués, déclara-t-il, sans que les bâtiments aient été égratignés. Le capitaine Eric May, ancien membre des renseignements de l’armée américaine, confirme. Les Américains, dit-il, étaient débordés. A son avis, « quelqu'un a décidé de passer au nucléaire ». A moins que ce ne soit à la bombe AGM-114 N, moins radioactive, dont Donald Rumsfeld vanta les mérites 8 jours plus tard. Une bombe, dit-il, qui peut « frapper le 1er étage d’un immeuble sans endommager les étages supérieurs et… atteindre les forces ennemies cachées derrière les coins, les grottes, les bunkers ».  

 

Depuis la chute de Bagdad, les combats n’ont jamais cessé. Les officiers et les soldats irakiens ont endossé des vêtements civils et disparu avec leurs armes. Les Feddayin de Saddam et les militants de l’Armée du Peuple sont entrés dans la clandestinité. L’Armée de Jérusalem, dont les médias occidentaux se gaussaient, est un des principaux viviers de la résistance. Le 9 avril 2003, devant le sanctuaire d’Abou Hanifa, Saddam avait crié à ses partisans : « Défendez votre pays ! Ne défendez pas Saddam Hussein, défendez votre pays, l’Irak est occupé ».

 

Source : Afrique Asie -  http://www.afrique-asie.fr/article.php?article=279

 

 

 

Le « surge » : victoire en trompe l’œil

 

 

 PETRAEUS ON IRAQ - U.S. Army Gen. David Petraeus, the top U.S. military commander in Iraq, appears before Congress to testify on assessments of the progress in Iraq, Sept. 11, 2007.     (js1) La guerre d’Irak ne se joue pas seulement sur le terrain, mais dans les médias d’outre- atlantique. Pour donner aux Américains l’impression que la situation s’améliore grâce au « surge », expression utilisée par George Bush pour ne pas appeler « escalade » l’envoi de renforts – cela rappellerait le Vietnam ! – on trafique les chiffres des victimes civiles. Ceux publiés pour novembre par le Général David Petraeus, commandant en chef des forces de la coalition, sont un bel exemple de « réduction notable du nombre des civils tués ». Ils vont du simple au double !

 David Petraeus, stratège du « Surge »

 

Selon Reuters,l n’y aurait eu que 538 morts en novembre, tandis que l’Agence France Presse qui a les mêmes sources - les ministères irakiens de la Santé, de l’Intérieur et de la Défense - en dénombre 606.

 

L’Associated Press s’appuyant sur d’autres rapports - hôpitaux, police, de militaires - et sur les témoignages de journalistes, en décompte 718. Elle précise que le chiffre ne comprend pas les résistants tués au combat. Ni, on peut ajouter, les bavures militaires…

 

L’Iraq Boby Count (IBC) qui additionne uniquement les bilans publiés par les agences de presse et les médias – vérifiés par recoupement – donne pour la même période 1 100 morts et ajoute que l’estimation pourrait être revue à la hausse. Certaines ONG font remarquer que la fourchette quotidienne de l’IBC a toujours été inférieure à celle calculée par les chercheurs indépendants.

 

http://afp.google.com/article/ALeqM5jiTgQfNPbqE5mrSoPddwUbHUJXPA

http://www.reuters.com/article/newsOne/idUSL3067622620071130

http://www.associatedcontent.com/article/465410/1100_iraqi_civilians_reportedly_killed.html

 

 

 

 

 

 

CONFÉRENCE

           

Pour le retrait immédiat des troupes d’occupation

 

« On ne pourra jamais compenser la perte des vies, la destitution du président, la désintégration sociale, les blessures morales et physiques, et l’humiliation dont l’Irak souffre. »

                                                      Hans Von Sponeck 

 

Une conférence internationale contre la guerre s’est tenue à Londres le 1er décembre dernier. Organisée par Stop The War Coalition, elle a réuni 1200 délégués de mouvements anti-guerre venus de vingt-six pays de tous les continents.

 

En introduction, Tony Benn, président de l’organisation, a mis en garde contre l’impérialisme américain : « comme tous les empires en déclin, les Etats-Unis sont d’autant plus dangereux qu’ils se comportent comme des tigres blessés ».

 

Les membres du Parlement britannique présents ont dénoncé l’hypocrisie et les doubles standards des pays occidentaux qui accusent l’Iran de développer des armes nucléaires (malgré le dernier rapport de l’AIEA), alors qu’ils en possèdent eux-mêmes des quantités énormes, et qu’ils sont en train de renouveler leur arsenal.

 

Georges Galloway, député britannique, a tourné en dérision les propos de Bush qui prétend souhaiter un Liban démocratique, tout en diabolisant Nasrallah. Il a dénoncé la farce de la conférence d’Annapolis, dont tous les principaux élus régionaux ont été exclus, soulignant que le peuple était assiégé « parce qu’il avait eu l’audace de voter pour des gens dont les USA, la Grande-Bretagne et Israël ne veulent pas ». Il a regretté que le changement de 1er ministre n’ait pas donné lieu à un changement de politique, Gordon Brown ayant « autre chose à faire que de projeter une nouvelle guerre contre un pays musulman ». Contredisant les allégations américaines selon lesquelles l’Iran exacerberait les divisions religieuses en Iraq, il a rappelé que c’est l’occupant qui divise le pays afin de pouvoir justifier la poursuite de son occupation.

 

Jeremy Corbyn a insisté sur la nécessité de ne pas oublier l’Afghanistan, où la plupart des victimes du carnage qui se poursuit, qui a été programmé par le PNAC, n’ont jamais entendu parler du 11 septembre ni de Bush.

 

Hans von Sponeck, coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak (démissionnaire) exprimant sa colère contre l’occupation anglo-américaine, « illégale, immorale et profondément répugnante », estime qu’il faut demander des comptes à nos dirigeants, tous « lâches et inhumains ». Cependant, « on ne pourra jamais compenser la perte des vies, la destitution du président, la désintégration sociale, les blessures morales et physiques, et l’humiliation dont l’Irak souffre. » Il a conclu en citant l’écrivain américain Gore Vidal: « Il n’est pas suffisant de gagner: les autres doivent perdre. »

 

[ image: Denis Halliday hopes aid workers will return quickly]Pour Dennis Halliday, coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak (également démissionnaire) si nos gouvernements terroristes ont réussi à détruire l’Irak, « l’Esprit du peuple irakien est, lui, indestructible ». La Résistance finira par vaincre et « nous devons aider l’Irak à restaurer sa souveraineté nationale ». Face au drame des réfugiés (20% de la population), il propose d’exiger du Conseil de sécurité qu’il commence de faire payer les agresseurs pour la reconstruction. Une commission internationale doit enquêter sur toutes les atrocités commises - notamment à Fallujah -, et sur l’usage d’ADM.

 

Hassan Jumaa, Président du Syndicat Général des travailleurs du pétrole à Bassora, après avoir rappelé que Kissinger avait projeté dès 1974 le contrôle du Moyen-Orient  par les Etats-Unis, a mis l’accent sur le fait que Bush n’a pas seulement volé son pétrole, il  a aussi détruit l’unité du pays, alors que les différentes composantes religieuses et ethniques vivaient en totale harmonie en Iraq (« Nous étions tous des Irakiens »).

 

Ibrahim Mousawi, éditeur d’Al Intiqad (Hezbollah) a rappelé qu’« Un homme qui défend sa terre est considéré comme un résistant dans un pays, et comme un terroriste dans un autre.»

 

Hanna Ibrahim a dénoncé les tortures des prisonniers, les mafias qui gangrènent le pays, le chômage  endémique (autour de 70%), la dégradation des conditions de vie des enfants et des femmes (souvent violées, tirées à vue par des snipers, forcées à se prostituer, victimes de la traite des blanches), et les crimes commis par les Escadrons de la mort qui ont déstabilisé le pays et détruisent l’identité irakienne.

 

Dans sa résolution finale, la conférence des délégués a insisté sur la nécessité d’un front uni des organisations anti-guerre - au-delà des appartenances politiques et religieuses - contre l’occupation de l’Iraq, de l’Afghanistan et de la Palestine, toutes les menaces israéliennes au Moyen-Orient, le plan d’agression contre l’Iran, la planification d’un nouveau coup d’Etat au Venezuela, et le projet d’installation de bases anti-missiles américaines en Europe de l’Est.

 

Le 21 mars 2008, date anniversaire de l’invasion de l’Irak, a été choisi comme journée internationale d’action pour exiger le retrait immédiat des troupes d’occupation en Iraq et en Afghanistan, et l’arrêt des préparatifs de guerre contre l’Iran.

 

                                                                                                                Joëlle Pénochet (Londres)

 

http://www.stopwar.org.uk/index.php?option=com_content&task=view&id=417&Itemid=115

 

 

L’Irak d’aujourd’hui, à l’aune de ses universités

Palais des Nations – Genève – 27 et 28/11/07

 

La tenue du séminaire organisé par le GIPRI n’a pas été sans problème. Une alerte à l’attentat terroriste – émanant des Etats-Unis,  selon la police suisse – en a retardé l’ouverture. Extrait du compte rendu de Karim Lakjaa, membre fondateur du RISIPRI(*) :

 

(…) Aucune portion du territoire irakien n’échappe à la violence. Bruno Jochum, de Médecins Sans Frontière (MSF) Suisse, notait (…) que « des patients ont été violentés, voire tués au sein même dans des hôpitaux qui ne sont plus un sanctuaire inviolable ».

 

La violence est donc partout. Elle revêt différentes formes : pression sur les étudiantes et les enseignantes pour qu’elles adoptent certaines tenues vestimentaires, menaces, limitation de la liberté d’expression et de recherche, attaques contre des bâtiments universitaires et assassinats.

 

Fawzia Al-Attia, professeur de sociologie à l’université de Bagdad en témoignait : « La situation se dégrade en raison de la violence », « le conflit marginalise la place et le rôle des intellectuels ». Elle relatait, de plus, « une augmentation du taux d’absentéisme, notamment des étudiantes » et un « développement du port du voile ». Et elle comptabilisait « entre février 2006 et août 2006, 180 professeurs tués par des étudiants ». Govand Sherwani, coordinateur des universités du Kurdistan et Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche au sein du gouvernement régional du Kurdistan allait dans le même sens en dénonçant les « menaces directe sur la vie et les attaques contre les centres universitaires », tandis que Mohamed Al-Assadi Doyen de l’université de Bassorah soulignait que « la violence s’exerce aussi sur les pensées ».

 

Kamel Al-Kenani, Doyen de l’Institut de planification urbaine et rurale de Bagdad percevait pour sa part, un processus dont l’objectif est « l’élimination des cadres scientifiques et surtout les  universitaires, par les attentats, l’enlèvement et les menaces ». Le corps professoral a ainsi payé un lourd tribut à Bagdad qui concentre 70% des victimes : université de Bagdad 185 morts, université de technologie de Bagdad 64 morts, université El Mustansiryia 57 morts. Les médecins et les ingénieurs ont été principalement visés et représentent respectivement 39% et 38% des tués. Les étudiants ont eux aussi été ciblés. A l’université de Bagdad, 216 ont perdu la vie, 77 à l’université de technologie de Bagdad et 29 à l’université El Mustansiryia. Selon Mukadad Al-Jababari professeur en sciences de l’environnement à l’université de Bagdad, seuls 26% des universitaires attaqués survivent à une attaque.

(…) Selon MSF Suisse 18 000 médecins irakiens auraient quitté le pays, entraînant une dégradation sans précédent du système médical qui n’est plus à même aujourd’hui de fournir une simple aiguille de seringue.

 

L’enseignement supérieur irakien n’échappe pas à ce phénomène. L’économiste Kamel Al-Kenani constatait, à ce sujet, que plus de « 4000 universitaires depuis l’occupation américaine de l’Irak » ont fui à l’étranger. A Bagdad, 40% des enseignants de la Faculté des Lettres ont quitté l’Irak. A Bassorah, 72% des enseignants ont émigré et seuls 5,4% des étudiants qui partent étudier au Canada reviennent. Mais cet exil n’est pas doré. Mohamed Djelid , Directeur de l’UNESCO Amman – Irak observait que « les universitaires menacés sont obligés de quitter le pays » et qu’ils se retrouvent bien souvent « exilés et sans statut, sans droit à l’étranger ». D’autant que les visas constituent une denrée rare. Les discours de solidarité des pays frères arabes, des Etats européens et des Etats-Unis ne se matérialisent pas en autorisations de séjour. Ceux qui ne peuvent obtenir ces sésames se contentent de quitter Bagdad, pour rejoindre une région considérée comme plus calme, moins dangereuse.

 

(*) Réseau International de Solidarité avec les chercheurs Irakiens pour la Paix et les Recherches Interdisciplinaires (RISIPRI).                                    

                                                                                     

Texte intégral : http://fischer02003.over-blog.com/article-14419200.html

 

Appel de détresse des universités irakiennes : http://www.gipri.ch/spip/IMG/pdf_swissinfo_traduction.pdf

 

 

 

Les Turcomans et l’intervention turque au Kurdistan irakien

(Conférence à l’Université d’Utrech – 12/12/07)

www.turkmen.nl

 

 

  

 

 

bambini3dic.jpeg950 enfants et adolescents irakiens

incarcérés dans les camps américains

pour faits de résistance.

 

Accusés d’être membres d’Al-Qaïda, 950 enfants et adolescents -  entre 10 et 17 ans -  sont emprisonnés au camp Cropper, près de l’aéroport de Bagdad. En janvier 2007, ils n’étaient officiellement qu’une centaine. Les troupes d’occupation les accusent d’avoir participé à des attentats ou à des combats.

 

Officiellement, 26 000 prisonniers politiques sont détenus dans les camps américains, et 24 000 dans les prisons relevant du « gouvernement » irakien.

http://newsinfo.inquirer.net/breakingnews/world/view_article.php?article_id=104634

http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=35235&sectionid=351020201

 

 

 

BRÈVES

Main basse sur le pétrole irakien - Intéressante interview - dans Afrique Asie de décembre - d’Abdel Amir Al-Anbari, ancien ambassadeur d’Irak à l’Onu et à l’Unesco, et surtout ancien conseiller de l’Opep. Il y déclare notamment que l’objectif des Etats-Unis « n’est pas le contrôle physique du pétrole. Pour les autorités américaines, ce qui est important, c’est aussi et surtout de contrôler la commercialisation du pétrole et de pouvoir, à travers l’Irak, influencer les politiques de l’Opep, ainsi que celles d’autres pays considérés comme présentant des risques pour la puissance et les intérêts américains ». Il précise que cela leur permet de « peser sur la situation économique de pays tels que la Chine et l’Inde ».

http://www.afrique-asie.fr/images_articles//aa%2025/50%20a53%20anbari.pdf

 

 

5 millions d’orphelins - Selon les statistiques officielles irakiennes, il y aurait 5 millions d’orphelins en Irak. Des voix s’élèvent pour réclamer la création d’un ministère spécial pour leur venir en aide.

http://www.aswataliraq.info/look/english/article.tpl?IdLanguage=1&IdPublication=4&NrArticle=63150&NrIssue=2&NrSection=1

 

 

Objets perdus - L’armée américaine a « perdu » en Irak : 12 000 armes, dont 800 mitrailleuses, 2300  roquettes et  21 000 générateurs électriques.  Elle avait déjà annoncé la disparition - entre 2004 et 2005-  de 190 000 kalachnikovs et pistolets automatiques.

http://www.theherald.co.uk/news/other/display.var.1908328.0.US_Army_loses_another_12_000_guns_and_trucks.php

 

 

Bassora « libérée » – A Bassora, l’armée et la police gouvernementales irakiennes sont moins biens armées que les milices chiites pro-iraniennes. Les Irakiens sunnites ou chrétiens ont été chassés de la ville et plus d’une quarantaine de femmes « occidentalisées » ont été égorgées, leurs corps jetés sur des tas d’ordures.

 http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article3258009.ece

 

 

Tarek Aziz – Dans son message de Noël, Mgr Delly - nouveau cardinal de Bagdad - a demandé aux Américains de libérer Tarek Aziz. A Amman où il est réfugié, son fils Zyad a révélé que son père a été victime d’une une nouvelle attaque cardiaque début décembre.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/7158721.stm

 

 

Vers un nouveau Pacte de Bagdad ? - Lors de la Conférence régionale sur la sécurité dans le Golfe qui s’est tenue  à Manama le 9 décembre, Mouaffak al-Roubaïe, conseiller national à la Sécurité de l’Irak – et homme lige des Américains – a informé les pays du Golfe que l’Irak « mettait le cap sur l’Occident ». Il leur a proposé la signature d’un pacte inspiré de celui de Bagdad (1954) ou de l’OTAN. Cette fois, il s’agirait de lutter contre le terrorisme, et l’extrémisme religieux. Il voudrait assurer la stabilité de l’Irak, sans déstabiliser l’Iran. (L’Orient-Le jour, 11/12/07)

 

 

Résistance - Le Dr. Sayf Eddine Mahmoud, porte parole du Front pour la résistance islamique irakienne en Irak (Jaami’), a annoncé le 26/12/07 la création d’une brigade féminine. Elle est baptisée Husaybah Al-Ansariyah, nom d’une des premières femmes converties à l’islam. Le Jaami’ est membre du Conseil politique de la Résistance Irakienne.

 

 

Yézidis - Les attentats anti-yézidis d’août dernier (500 morts) ont, comme il fallait s’y attendre, jeté cette communauté de 600 000 membres dans les bras de Massoud Barzani. Tahseen Beg, leur chef religieux, espère qu’un referendum permettra aux Yézidis de rejoindre le Kurdistan, leur « mère patrie ».

http://ap.google.com/article/ALeqM5jGhD64yzT6bEMPEvDmLbRvzQBs4gD8TF4RDO0

 

 

 

Moqtada Al-Sadr, ayatollah en 2010 ?

Moqtada Al-Sadr a repris ses études religieuses abandonnées en 2003 pour se consacrer à la création de l’Armée du Mehdi et à la libération de l’Irak. Il les poursuit sous la direction du Grand Ayatollah  Muhammad Ishaq Fayyad, d’origine afghane. Actuellement hojatoleslam, Moqtada pourrait - selon ses proches – devenir ayatollah d’ici 2010. L’acquisition de ce titre lui permettrait de prononcer des fatwa, et décuplerait son audience dans les milieux chiites.

http://fr.news.yahoo.com/ap/20071217/twl-irak-al-sadr-etudes-1def439_1.html

 

Palestine : Libérez Salah Hamouri

Salah Hamouri, étudiant français de 22 ans - de mère française, de père palestinien résident à Jérusalem- est détenu depuis 3 ans en Israël, sans jugement et sans que le gouvernement français intervienne pour le faire libérer. Sa mère a lancé un appel à Nicolas Sarkozy, resté à ce jour sans réponse. Interpellé également, Bernard Kouchner a répondu avoir demandé qu’ion le juge « sans délai ».

« Le soldat Gilad Shalit sert dans une armée d'occupation, il a été pris en otage, il a un pays tout puissant (Israël) pour le protéger, et la France engage toutes les démarches diplomatiques pour sa libération » a déclaré sa mère, « Mon fils qui est au moins aussi Français, est lui aussi pris en otage par la "justice militaire" israélienne, qui n'ayant que des "suspicions" contre lui, reporte sans cesse les audiences ; et il n'a personne pour le protéger. Monsieur Sarkozy a reçu en juillet dernier les familles des soldats israéliens, mais il n'a même pas daigné répondre à mes courriers ".

L’association CAPJO-EuroPalestine a édité une carte postale (1 euro les 5) et demande de l’envoyer à Nicolas Sarkozy, rappelant que dans l’affaire dite de «L’’Arche de Zoé », il a déclaré : « J’irai chercher les Français, où qu’ils se trouvent »…

 

Contact : infos@europalestine.com , ou : Librairie Résistances, 4 Villa Compoint 75017 Paris

Egalement, pétition de « France Palestine Solidarité » :

http://www.france-palestine.org/article7743.html

 

 

BRÈVES

Hold-up à Baba Gurgur (suite) Dans l’impossibilité d’organiser un referendum dans la région de Kirkouk – faute de recensement préalable – les dirigeants kurdes veulent que Bagdad lui accorde l’autonomie. Cela leur permettrait de déclarer l’anschluss dès qu’une occasion se présentera. Ils ont obtenu – moyennant finances - que les élus arabes ne boycottent plus le  Conseil provincial et partagent le pouvoir avec eux. Les postes de  gouverneur adjoint et  de chef adjoint du conseil judiciaire leur seront attribués. Les Turcomans ont refusé les propositions kurdes, estimant qu’elles les marginalisent.

 

Scénario de rattrapage proposé par les séparatistes kurdes: demander à l’ « assemblé nationale» de prolonger de 6 mois l’application de l’article 140 de la nouvelle constitution, pour leur permettre d’organiser un referendum.

 

 

L’armée israélienne sur les Champs Elysées ? – Nicolas Sarkozy a reçu Benjamin Netanyahu le 10 décembre - jour de l’arrivée de Président Khadafi - et l’a informé qu’il effectuera son voyage officiel en Israël en mai 2008 pour participer aux cérémonies du 60ème anniversaire de la création de l’Etat hébreu. Ce voyage sera précédé de la participation d’Israël au Salon du livre de Paris (14 au 19 mars) qu’il inaugurera en compagnie d’Ehud Olmert. Quarante écrivains israéliens ont été invités à y participer, mais on enregistre déjà la défection de Aharon Shabtai, considéré comme le plus grand poète israélien en hébreu moderne. Il a informé le quotidien Haaretz qu’il refuse de participer à cet "événement de propagande" en faveur d’Israël.

 

 

L’ « amitié franco-israélienne » devrait être de nouveau célébrée, le 14 juillet, avec le défilé d’une unité de l’armée israélienne sur les Champs Elysées. Le quotidien israélien Yedioth Aharonot, à l’origine de cette information, rappelle que la coopération militaire franco-israélienne « s’est considérablement améliorée au cours des dernières années ».

 

 

Trafic d’armes - Selon des rapports israéliens de l'armée israélienne, d’importantes quantités d'armes ont disparu des arsenaux de l’armée et ont été retrouvées à Gaza et en Cisjordanie. Trente-cinq soldats israéliens ont été inculpés pour ce genre de vol en 2007. Le trafic était organisé en relation avec la mafia israélienne.

 http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=80508

 

 

11 septembre - Guillaume Dasquié, journaliste qui a publié dans Le Monde du 16/4/07 un article affirmant que le DGSE a averti les Américains de l'attentat du 11 septembre, a été placé 48 heures en garde à vue et interrogé par la DST. Déstabilisé, il a donné le nom d’un des ses informateurs.

Interview par Paul Amar (vidéo) : http://www.dailymotion.com/video/x3ph2f_journaliste-menace-de-prison-dasqui_news

 

 

Moudjahidine du Peuple – En Grande-Bretagne, la Commission d'Appel des Organisations Proscrites a  jugé illégale, nulle et non avenue, l'accusation de terrorisme portée contre les Moudjahidine du peuple d'Iran. Selon Maryam Radjavi, Présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, la proscription avait été décidée pour faire plaisir au régime des mollahs.  « La solution fondamentale à la crise iranienne n'est ni une intervention militaire étrangère, ni la complaisance. La solution réside dans le changement démocratique par le peuple iranien et sa Résistance » a-t-elle déclaré (30/11/07).

 

 

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez

 

Courriel : gilmun@club-internet.fr - Fax : 02 23 20 96 58 – Portable : 06 19  74 45 99

 

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ISSN : 1773 – 9780

 

 

 

 
 
 
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